jugurta

blog d'actualité et future source pour historiens du XXII siècle

22 février 2008

Troisième déménagement...

...en trois ans...après le 93, après le 92 me voilà parti pour le 94...ce carnet de bord numérique sera donc en jachère, en attendant de récupérer une nouvelle connexion Internet...

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14 février 2008

Sicko de Moore

Ou la meilleure comédie qu'il m'ait été permis de voir ces dernières années. On passe du rire aux larmes grâce à un montage subtil d'images d'archives et d'actualités, le tout saupoudré de commentaires démagogiques.

Le comparatif entre d'un côté l'enfer sur terre, le système américain de santé, où le problème n'est pas les 50 millions d'américains qui n'ont pas une couverture maladie mais les 250 autres millions qui se font plumer par une assurance sans éthique. En cas de maladie grave celle-ci ne vous couvre pas. Si le coût de l’opération est plus chère que votre investissement sur votre capital santé, c’est mort, et vous avec.

Aussi, Michael Moore, fuit l’enfer américain pour le paradis canadien, anglais ou français. Là, tout y est enjolivé, tout y est beauté calme luxe et volupté. Les amoureux se bécotent dans les parcs, les infirmiers vous rient au nez quand vous leur parlez de payer des soins, les médecins vivent bien et soignent gratuitement.

En Amérique par contre tout est montré de la façon la plus sombre. Il faut d’ailleurs reconnaître à Michael Moore un grand talent de manipulateur. Un manipulateur qui sait faire vibrer la corde sensible.

Et il est vrai que j’ai passé un agréable moment devant ce film, malgré les grosses ficelles employées: le couple moyen français avec 8000 € net, les médecins cubains, etc...

Mais je reste persuadé qu'il faut savoir raison gardée et que tout n'est pas noir aux USA comme tout n'est pas rose en Europe. Il suffit de voir qu'aujourd’hui la sécu rembourse de moins en moins en ponctionnant de plus en plus.

Moore devrait donc se souvenir que rien n'est gratuit. Tout dépend toujours de qui paie la note.

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10 février 2008

Ayaan Hirsi Ali à Normal Sup'

Il est 18h15, en ce dimanche 10 février à Paris 05. La foule se presse à l'Ecole Normale Supérieure.

Deux heures avant le début de la conférence qui doit accueillir celle qui tient tête aux barbus européens, la jolie Ayaan Hirsi Ali. Dans le tout petit amphis Jules Ferry, les 1000 personnes, estimation de BHL présent, ne trouveront pas toutes leur strapontin.

Moi, entouré de jolies féministes, me fait une joie d'attendre la belle couleur ébène. Tout en essayant de reconnaître les visages médiatiques devant la scène : Caroline Fourest, Philippe Val, BHL, Pascal Bruckner, Mme Badinter, Rama Yadé (beauté époustouflante), Dominique Sopo, Jacques Julliard, Claude lanzmann, Ségolène Royal, Jack Lang...

Cette soirée avait pour but la remise du prix Simone De Beauvoir à Ayaan Hirsi Ali. Prix qu'elle partage avec Taslima Nasreen. Même si les discours étaient convenus, le symbole, lui, était fort.

Quant aux différents intervenants, ils se sont succédés pour demander au président Sarkozy d'accorder la nationalité française à la ressortissante hollandaise, condamnée à mort par les fanatiques et lâché lâchement par les autorités hollandaises.

C'est donc une femme forte et fragile à la fois avec un côté très timide qui demande à la France de la protéger. Une femme qui défend avant tout la liberté d'expression. Une femme exemple pour les autres femmes mais aussi pour nous, les hommes...

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09 février 2008

Into the wild...

...est un film extrêmement beau, à défaut d’être bon. Un film qui parle du désir de tout envoyer valdinguer pour s'accomplir en tant qu'individu.

Un film à l'esthétique magnifique où des images du grand nord de l'Alaska, des canyons du Colorado, des highway s'éloignant à perte de vue, vous laissent sans voix...où des personnages, chacun avec leur personnalité, vont façonner la vie du héros...le tout accompagné d'une musique country rock du plus bel effet...c'est 2h20 de beauté mais c'est aussi 2h20 qui suinte la naïveté, sur un point essentiel, celui du rapport à la société marchande.

Into the wild, un film pour enfant gâté.

C'est quand on a connu l'opulence que l'on souhaite un jour brûler des dollars. C’est parce que l’on a « pété dans la soie » que l’on se cherche un futur sans marchandise. Un futur de nouveau pauvre, auquel on pourra toujours mettre un terme avec un retour dans le "suburb" chic du réseau à papa et maman. Quand, malheureusement, par le hasard de sa naissance, on connaît le prix des factures à régler en fin de mois, de la faim qui tiraille, et des noël sans cadeaux, on apprend très jeune que freedom is not free...

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04 février 2008

Ayn Rand à Luxembourg

J'étais au départ parti pour écrire une note sur un film ennuyeux vu dernièrement avec mon amie : it's a free world de Ken Loach. Mais comme je n'aime pas dire du mal et que je préfère parler de ce que j'aime je me suis dit qu'il était peut être intéressant de revenir rapidement, ici, sur ma dernière soirée au café Luxembourg.

Une soirée consacrée à la philosophe libérale Ayn Rand et organisée par des libéraux. J'ai pu écouter un exposé d'Alain Laurent et approfondir mes connaissances succinctes sur cet auteur dont je n'ai lu que le discours de son héros John Galt, tiré de l'ouvrage Atlas Shrugged, bientôt porté à l'écran.

Durant cette soirée, Alain Laurent a explicité la thèse d'Ayn Rand, la vertu de l'égoïsme rationnel où le vouloir vivre pour soi. Ce qui est très proche selon moi d'une défense farouche de l'individualisme.

Je remercie donc ici un ami qui m'a invité à cette soirée et j'attends avec impatience la sortie du film, Atlas Shrugged...

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25 janvier 2008

Prise de bec sur le blog d'Alain Gresh

Depuis quelques jours, je me prends le bec avec des lecteurs du Blog d’Alain Gresh sur des questions de relations internationales : conflit israélo-palestinien, puissance américaine, nouveau conflit asymétrique entre les tenants de l’islam radical et ceux de la civilisation.

Pour mes contradicteurs le monde se divise entre les dominants et les dominés. Les seconds étant par nature « bons » car éternelles victimes. Les premiers spoliateurs depuis toujours sont vous l’aurez compris, mauvais et bien entendu toujours les mêmes, en un mot : occidentaux.

Même si le monde a changé depuis le 9 novembre 1989 et plus encore depuis le 11 septembre 2001, eux, mes contradicteurs, sont figés, oui figés, mais dans le mouvement.

Le monde a tellement changé, est tellement vite, qu’ils n’ont pas pris conscience de ce changement. Les voici raisonnant avec des paradigmes éculés mais explicités au XIX ième par un allemand né juif, baptisé protestant, répondant au doux prénom de Karl.

Aussi en pensant à l’aune de 1848, il est certain que Le faible est forcément bon, le fort forcément méchant. Le premier est excusé pour tous les crimes qu’il commet, normal il est faible et dominé, le second est une ordure par essence, rien de ce qu’il peut dire ou faire ne trouve grâce aux yeux de mes contradicteurs, aveuglés par l’idéologie.

Non messieurs dames, aujourd’hui dans l’interdépendance des conflits et des débats d’idées, vos schémas sont inopérants. Le monde est complexe, vos solutions simplistes n’y changeront rien. Tout cela malgré votre immense culture. Celle-ci tourne à vide, en vase clos. Dommage.

Les relations internationales doivent aujourd’hui être vues sous le prisme de la connexion, du global et du local. Connexion entre les conflits, guerre des idées, force de l’image, mise en scène du spectaculaire.

Aujourd’hui n’importe qui peut frapper n’importe où pour n’importe quoi.

Le tout étant de savoir si l’on accorde ou non un prix à la liberté et donc de vouloir arrêter à temps ce « n’importe qui ».

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11 janvier 2008

"Nos vices ne sont pas des crimes"

Parfois notre présent se trouve écrit noir sur blanc dans le passé. Dans un livre du passé pour être précis, au titre limpide : "nos vices ne sont pas des crimes" écrit en 1875 par Lysander Spooner.

Ce court traité de philosophie libérale défend la liberté individuelle et son corollaire la responsabilité. Ecrit simplement, sans jargon philosophique pédant, ce texte se lit rapidement. D'une simplicité infantile, Spooner dans son court texte, démontre sans ambages la différence entre les crimes (ce qui porte atteinte à autrui et à ses biens) et les vices (ce qui porte atteinte à sa propre personne). Les premiers doivent être punis, les seconds non.

A la lumière de ce texte, les différentes lois récentes contre les vices apparaissent stupides, mais plus encore dangereuses car liberticides...

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07 janvier 2008

Betancourt ne sera jamais libérée

Pourquoi? Il suffit de lire l'excellente analyse de Stéphane. Il n'y a rien à ajouter. Peut être, simplement que les médias occidentaux sont, comme le savait l'immense Jean François Revel :"modérés avec les fanatiques et fanatiques avec les modérés".

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06 janvier 2008

Obama et les médias français

ils l'on enfin trouvé, nos amis de la médiacratie, leur nouvelle star de la politique US. Jeune, par rapport aux autres candidats, beau gosse, et par dessus tout, noir. Ils n'arrêtent pas de le décrire ainsi, sénateur NOIR.

Comme-ci cela était déterminant. Son discours, ses propositions, ses convictions, sa façon de voir le monde, ce qu'il veut faire? On s'en moque, c'est un noir, il doit être quelqu'un de bien...même si dans les faits il est métis et qu'il est né d'un père Kenyan et d'une mère américaine...

Ce qui est dommage pour Barack Obama, c'est que quand les médias hexagonaux s'entichent d'un politique, celui-ci a rarement des chances de l'emporter...

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04 janvier 2008

in extenso

L’obsession de rester éveillé me tiraille. Je reste des heures durant debout. J’essaye de ne pas m’endormir. J’ai vu cette force maléfique anéantir tout sur son passage. J’ai vu la bête immonde détruire ce que j’avais de plus cher. Mes livres, ma famille, mes amis, ma femme.

Je l’ai vu, cette entité, réduire à néant des années de vie, de labeur. En quelques instants tout a disparu. Je suis resté seul, là, caché derrière ce baril. Elle ne m’a pas trouvé. J’écris au fond d’une cellule, où un morceau de taule m’a permis de survivre, contrairement à mes proches.

Tout est parti de rien comme souvent. Tout n’a été que coïncidence même si je ne crois pas au hasard. J’ai dû me résigner, ici devant l’horreur absolue du vide. J’ai compris que tout est lié et que les évènements s’enchaînent parfois avec une précision diabolique. Une sorte de déterminisme, comme si tout était programmé. Par qui, par quoi, là était la question. Une certitude, cette entité me cherche. Son travail n’est pas terminé.

à suivre...

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